[Rapport] Qui investit en Egypte ? Les grandes tendances post-révolution

L’économie égyptienne est en difficulté suite à la révolution mais cela n’empêche pas la révolution technologique de suivre son bout de chemin comme l’atteste le rapport Egypt in Figures de la Central Agency for Public Mobilization and Statistics (CAPMAS).


Alors que la pénétration du mobile et du web ne cesse d’augmenter, le montant des investissements est aussi en hausse, surtout en provenance d’Europe, du monde arabe, d’Inde et de Chine :

  • De 2011 à 2012, au lendemain de la révolution, l’Union Européenne a investi plus en Egypte que dans n’importe quelle autre région, investissant un total de 9 501,9 millions de dollars, soit 80,7% des investissements étrangers en Egypte, contre 6 107,4 millions de  dollars l’année fiscale précédente (63,8% des IDE en Egypte).
     
  • Sur la même période, les investissements américains ont diminué de deux tiers, passant de 1 790,5 millions de dollars en 2010-2011 (18,7% des investissements étrangers en Egypte) contre 577 6 millions de dollars en 2011-2012 (4,9% des IDE). 
     
  • Les investissements directs venant du monde arabe ont quant à eux augmenté sur cette période, ceux des Emirats Arabes Unis de près de 40%, ceux du Bahreïn de 153%, ceux du Liban de 166%, ceux de Jordanie de 240%, ceux d’Arabie Saoudite de 15% et ceux du Koweït de 8%.
     
  • Mais ces investissements provenant du monde arabe ne représentent toujours qu’un faible pourcentage des IDE égyptiens comparés à ceux d’Europe.
  • Les investissements qataris et turcs ont, par contre, connu une diminution de près de 80% et 60% respectivement.
     
  • Les investissements chinois et indiens ont augmenté, respectivement, de près de 53% et 160%.
     
  • La Grande Bretagne reste le plus gros investisseur étranger en Egypte, avec un investissement total de 30 milliards de dollars.
     
  • Les entreprises récemment installées dépendent essentiellement des investissements égyptiens qui représente 84,18% des investissements comparés aux investissement arabes et étrangers qui représentent 9,77% et 6,05%. Pour les levées de fonds plus importantes, les investissements étrangers atteignent 22,3% contre 10,4% pour les investissement arabes et 67,3% pour les investissements égyptiens.

Les cinq principales sources d’IDE en Egypte de 2011-2012 sont :

  1. G.B. : 5 819,7 M$ (49,5% des IDE égyptiens),
  2. Belgique : 2 089,2M$ (17,8%), 
  3. E.U. : 577,6M$ (4,9%), 
  4. EAU : 559,8M$(4,8%), 
  5. Pays-Bas : 409,4M$ (3,5%).

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