[LeWeb] 5 tendances pour les 10 prochaines années ?

Que sera le web dans 10 ans ?

C’était la question posée par LeWeb, l’incontournable événement parisien, à l’occasion de son dixième anniversaire. S’il était de bon ton de rappeler que l’on ne peut pas prédire le futur, les speakers et les participants y sont certainement allés de leur prognostiques pendant les trois jours qu’a duré ce rendez-vous international.

Voici cinq grands thèmes qui ont occupé les discussions de couloirs, les questions de la presse, les débats et les discours sur scène.

1. Les objects connectés et portables 

Les objets connectés et portables, ces fameux "connected devices" et "wearables", ces objets du quotidien (lunettes, montres, bracelets, thermostats, voitures, etc..) que l’on contrôle via internet ou qui nous apportent des informations via internet, étaient de toutes les conversations.

Sur la scène principale, Loic Le Meur a accueilli Tony Fadell, fondateur et PDG de Nest Labs ; sur la seconde scène, la libanaise Hind Hobeika, créatrice d’Instabeat, les lunettes de natation intelligentes, a participé à un panel sur les startups du monde arabe et a enchainé les interviews ; dans la grande salle, les français de Laster proposaient des démos de leurs lunettes de réalité augmentée, un modèle assez différent et plus autonome que les Google Glass et développé bien en amont.

Mon coup de cœur reste la présentation de Mother, le dernier né de Rafi Haladjian, l'inventeur du lapin Nabaztag, qui permet de transformer n’importe quel objet en objet connecté et de le gérer depuis un seul même objet : Mother. Découvrez son intervention à LeWeb :

 A lire pour en savoir plus : Objets connectés : Heure par heure, ma journée connectée

2. Les ados et l'éphémèrité

A l’opposé des objets connectés qui réunissent des informations de façon permanente, on retrouve l’éphèmèrité.

La discussion entre Nick d’Aloisio, le jeune prodige qui vient de fêter ses 18 ans et qui a vendu sa startup Summly à Yahoo pour 30 millions de dollars il y a quelques mois, et Loic Le Meur fut certainement parmi les talks les plus populaires. Pourtant ce n’était pas tant la vente de Summly à Yahoo! ou la présence de L'Entrepreneur superstar adolescent de l’année qui semblait attirer les foules mais l'envie de voir de ses propres yeux "un adolescent en vrai". Et la réponse est oui : même Nick d’Aloisio utilise SnapChat.

L’éphémèrité s’est invitée dans la majorité des discussions de ces trois jours – notamment celles entre Loic Le Meur et Chris Daniels, VP of Business Development chez Facebook, entre Loic Le Meur etBradley Horowitz, VP Product chez Google ou encore entre Loic Le Meur et Gary Vaynerchuk -  mais s’il ne fallait regarder qu’un talk ce serait celui de Nick d’Aloisio. Il rappelle que l’être humain oublie ce qu’il c’est dit dans une conversation dans l’heure ou les 24h qui la suivent, qu’on n’a pas forcement envie de se rappeler de tout ce qu’on a dit, et que l’éphèmérité et SnapChat sont donc des concepts bien plus naturels que le stockage de SMS.

A lire pour en savoir plus : Nick D'Aloisio: Yahoo's teen star on the digital future

3. Les changements dans les médias sociaux

Faut-il être sur tous les réseaux ? Faut-il poster une fois, deux fois, ou sept fois chaque tweet ? Tant de questions auxquels de nombreuses stars de l’entreprenariat ont donné la même réponse : vous aurez toujours des mécontents, il s’agit de diminuer les mécontents et d'optimiser votre portée d’atteinte.

Dans cette vidéo que je recommande, Guy Kawasaki, auteur du must-read l’Art de se lancer,  explique ainsi poster quatre fois chacun de ses tweets à huit heures d’écart pour toucher ses followers aux quatre coins de la planète.

4. La bulle d’entrepreneurs

Non, nous rentrons pas dans une nouvelle bulle financière. Non, il ne faut pas s’alarmer de l’évaluation de Snapchat, ou des IPO de ces derniers mois. Pour Gary Vaynerchuk, un entrepreneur/auteur, le vrai problème, c’est la bulle d’entrepreneurs. Tout le monde veut devenir entrepreneurs même ceux qui ne sont pas fait pour ou qui n’ont pas ce qu’il faut pour.

Pour Gary Vee, les gens ont l’impression qu’être entrepreneur est plus facile que cela ne l’est réllement, et les investisseurs – américains tout du moins – investissent dans des idées sans regarder si les gens derrière ont ce qu’il faut pour les opérer.

« De nombreux étudiants se prennent pour Mark. Mais au moindre coup de vent, ils s'effondrent. Je crois aux jockeys, pas aux chevaux. L'opération, l'exécution comptent c'est la raison pour laquelle Facebook n'est pas le nouveau Myspace, explique t'il. » 

Une opinion qui a certainement été partagée par de nombreux participants.

Une intervention enlevée à ne pas rater (d'autant que Gary y parle d'une autre tendance qui a bien failli rentrer dans ce top : jusqu'où va s'arrêter le partage et la privacy) :

5. Les marchés en développement

Pour une fois, ce n’était pas la Silicon Valley qui intriguait et faisait vibrer les participants de LeWeb mais les marchés émergents et surtout la Chine. D’ailleurs, pendant l’intervention d’Hugo Barra, ex-responsable d’Android et maintenant VP du constructeur mobile Xiaomi basé à Pékin, il a peu été question d’Android ou de Xiaomi, mais des opportunités chinoises et ses différences entre les marchés occidentaux et le marché chinois.

A regarder donc l'intervention d'Hugo Barra :

A noter aussi, LeWeb avait dédié un panel au monde arabe – on y reviendra – et à la Russie.

A lire pour en savoir plus : The astonishing numbers of xiaomi, mobile and ecommerce in china

Retrouvez toutes les vidéos de LeWeb sur YouTube pour écouter ce que les speakers avaient à dire sur l’avenir du Bitcoin, du cloud, du pouvoir de la crowd, des VCs en Europe et en Amérique.

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