Découvrez l'échange d'accélérateurs, une bonne idée pour le monde arabe

10 accélérateurs ont annoncé cette semaine le lancement d’un programme international d’accompagnement , baptisé Startup Exchanges. Les 50 startups sélectionnées bénéficieront pendant un mois d’un bureau gratuit chez un des partenaires de leur accélérateur ainsi que d’introductions auprès des principaux acteurs du marché local dans lequel elles souhaitent se lancer. 

Derrière ce programme 10 accélérateurs dispersés aux quatres coins du monde : Chinaccelerator (Shangai), Startupbootcamp (Berlin), Level39 (Londres),50 Partners (Paris), FounderFuel(Montréal), Elevator (Tel Aviv), Execution Labs (Montréal), Launch Academy (Vancouver), Hubbog (Bogota), et Startup Chile(Santiago).

Cette initiative témoigne de l’envie des entrepreneurs du monde entier de s’ouvrir aux marchés internationaux et de décentraliser l’entrepreneuriat tech afin que tous, quelque soit leur pays d’origine, puissent lancer leur startup, ce qui ne manquera pas de stimuler l’innovation et de  permettre aux meilleurs services et produits de voir le jour. 

Une curiosité grandissante en Amérique du Nord et en Europe

L’année 2013 a été marquée en Europe et en Amérique du Nord par la prise de conscience que les pays en développement aussi utilisent internet, mieux, ils utilisent les réseaux sociaux, achètent en ligne et créent leurs propres écosystèmes bien différents de ceux de la Silicon Valley ou d’Europe. La presse business et tech européenne et américaine a allègrement couvert le sujet, certains blogs se sont mêmes crées sur le sujet, comme StartupBrics ou Tech.eu qui s’intéresse aux startups européennes même celles d’Europe du sud et de l’est dont on n’entendait rarement parler il y a un an. Et c’est tant mieux.

Si certains se sont contenté d’y voir des nouvelles opportunités commerciales et rêvent d’expansion à la Rocket Internet ou de s’imposer sur le marché chinois à la WeChat, d’autres ont été intrigués par la diversité des profils entrepreneuriaux que l’on peut trouver à travers le monde. 

En France, je suis souvent invitée à parler des nouveaux entrepreneurs du monde arabe, tâche à laquelle je m’adonne avec plaisir tant il est agréable de voir la curiosité des participants et des lecteurs, et leur envie de tirer des leçons de ses environnements et façons de faire différentes. 

Il est devenu de plus en plus populaire de prôner la collaboration entre les différents acteurs, et il est devenu de bon ton de se renseigner sur ce qui se fait à l’étranger et de se rendre sur place pour découvrir d’autres façon de voir et de faire l’entrepreneuriat à l’étranger. Les business trips ne se limitent plus à la Silicon Valley et de nombreuses initiatives comme le tour de l’innovation de Francis Pisani, le World Startup Report, le Startup Genoma, ou encore, dernier en date, les recherches de Martin Pasquier.

Au tour des entrepreneurs du monde arabe de voyager

Les entrepreneurs américains et européens ont autant à apprendre des entrepreneurs du monde arabe que ces derniers ont à apprendre des entrepreneurs américains et du reste du monde, c’est d’ailleurs pourquoi chez Wamda, nous essayons de plus en plus de traiter de ce qu’il se passe en Afrique et en Asie et de dresser des portraits sur les entrepreneurs locaux.

Sans aller aussi loin, les entrepreneurs du monde arabe ont aussi beaucoup à apprendre des entrepreneurs des autres pays de la région. S’il est évident que les entrepreneurs tunisiens et saoudiens travaillent de façon foncièrement différente, et ce dans des environnements foncièrement différents, il est aussi évident que ceux-ci se connaissent très peu.

Que cela soit pour se développer à l’international – une tendance forte comme le prouve ces entrepreneurs marocains qui veulent envahir les marchés matures, ou la présence d’entrepreneurs égyptiens au YCombinator, le fameux accélérateur de la Silicon Valley – ou pour apprendre de l’expérience des uns et des autres, les entrepreneurs du monde arabe ont tout à gagner de partir à l’étranger.

Il serait intéressant de voir un accélérateur de la région MENA prendre part à de telles initiatives internationales ou de recréer ce genre d’initiatives au sein de la région.

Dans un prochain article, nous vous proposons une liste de programmes d’accompagnement de startup ouverts aux profils internationaux. Vous avez des suggestions ? N’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

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