Pourquoi le monde Arabe devrait être plus présent à SXSW

S’il y a un événement américain auquel les startups internationales se doivent d’être, c’est bien South by South West. Ce festival de musique et de cinéma organisé à Austin, la capitale du Texas, connue pour son ambiance particulièrement libérale et déjantée, a ouvert ses portes aux acteurs de l’ « interactif » en 1987 et s’est imposé dès 2006 comme la grand-messe du web américain. L’histoire de ce festival tech est d’ailleurs passionnante et la lecture de son aventure vous plongera dans une véritable réflexion sur l’évolution du web. A lire sur Fast Company.

Le monde arabe absent de cet événement

Cette année, ce sont des membres des quatre coins des Etats-Unis et d'Europe qui ont fait le déplacement, mais parmi eux, très peu de personnes de la région MENA. Pendant les cinq jours qu’ont duré le festival, je n’ai parlé qu’à une seule personne de la région, Mohammed Johmani de Cary!, et c’était par hasard lors d’une conférence. Quant aux conférences, les rares panels sur le monde arabe tournaient essentiellement autour des réseaux sociaux et du Printemps Arabe et étaient animés par des américains vivant à Dubaï, pas vraiment représentatif... 

Pendant ce temps, les autres pays et régions en ont profité pour faire leur pub. Certains ont organisé des panels sur leur pays ou leur région, comme l’Irlande ou l’Afrique, d’autres ont tenu des stand, comme Singapour, le Québec ou le Chili, ou encore ouvert une maison éphémère pour organiser des évènements, comme la France et l’Allemagne. 

Qu’attend la région MENA ?

L'endroit pour rencontrer les bonnes personnes

Faute de trouver des entrepreneurs du MENA  j’ai suivi les premiers pas officiels de la délégation française qui avait  pour la première fois investi les lieux. Les Français avaient non seulement organisé plusieurs panels, mais aussi pris un stand pour présenter 10 startups à portée internationale et organisé trois jours de festivités à deux pas du centre des conventions. 

Il faut être clair, ce n’est pas pour les panels et les conférences qu’ont vient à SXSW mais pour les soirées, parfois aussi surréelles qu’aléatoires, l’ambiance décontractée et les rencontres. Si un grand nombre de rencontres se font de façon classique – à travers l’outil de networking officiel ou à la fin des panels – encore plus se font à l’improviste – en allant déjeuner dans un food truck ou en soirée.

« Le SXSW est moins orienté "business" que le CES de Las Vegas. Mais cette ambiance de fête favorise les contacts et amène plus facilement à des opportunités d'affaires », explique Cedric Giorgi, le fondateur de la start-up française Cookening, à l’Express.

C’est d’ailleurs lors de soirées que certaines startups françaises ont réussi à rencontrer des responsables de Spotify ou encore d’Evernote. Pour Frédérique Castagnac de Azendooun outil de travail collaboratif, « SXSW c’est  l’endroit idéal pour croiser toutes les entreprises et personnes influentes dans le secteur du numérique et de l’innovation. Tous nos partenaires étaient déjà sur place […] mais nous en avons aussi rencontrés d’autres […] ». Elle rappelle aussi que South By, comme l’appelle les habitués, permet de rencontrer des investisseurs. (Voir son article sur le Nouvel Obs

Mais, c’est aussi l’opportunité de pitcher à des journalistes américains et internationaux.

En bref, cela permet de rencontrer en cinq jours dans le même lieu, des personnes dispersées aux quatre coins des Etats-Unis, et de rencontrer des personnes à qui on n’aurait pas pu accéder en temps normal. Tout cela dans des conditions beaucoup plus propices.

Encore faut-il bien préparer son coup à l’avance, car avec 15 000 startups présentes sur les stands, et un grand nombre présentes à Austin sans faire partie de l’événement officielle, il faut se démarquer.

Alors l’an prochain, qui sera de la partie ?

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