MEVP annonce la création d’un nouveau fond d’investissement de 50M$ et 6 nouveaux investissements

L’an dernier, la banque centrale du Liban, Banque du Liban ou BDL, avait lancé sa première politique pro-startup avec la signature de la circulaire 331 qui permet de garantir à hauteur de 75% les investissements des banques dans des startups. 

Aujourd’hui, nous voyons les premiers fruits de cette politique. A l’occasion de la conférence tech Arabnet, le fond d’investissement en capital-risque Middle East Venture Partners (MEVP) a annoncé la création d’un nouveau fond financé par huit banques libanaises, doté de 50 millions de dollars et chargé d’investir dans des startups immatriculées au Liban. 

Le fond, appelé IMPACT, investira dans les startups visant le marché régional ou international dans le domaine des TIC et dans les domaines créatifs comme la mode, le design, et l’énergie, explique Walid Mansour, le Directeur général de MEVP. 

Le fond est en conformité avec la circulaire 331 de la BDL et est sponsorisé par BLOMINVEST BANK et MedSecurities Investment, et compte comme investisseurs principaux BankMed, BLOM Bank, Bank Audi, et Banque Libano-Française. 

« Nous sommes très enthousiastes car cela va nous permettre d’augmenter de façon considérable notre capital disponible et d’attirer des capitaux vers le secteur du capital risque, nous confie Walid Mansour. C’est une bonne validation de ce que nous faisons depuis trois à quatre ans. »

Walid Hanna, Directeur associé de MEVP, en a profité pour annoncé six nouveaux investissements :

  •  1 million de dollars dans Potential, une agence de conseil qui se concentre sur les plateformes d’enseignement en ligne et les cours en ligne ouvert et massif (MOOC) à destination des professionnels, avec des bureaux à Beyrouth et Dubaï.
     
  • 1 million de dollars dans Fadel Partners ayant créé un logiciel de gestion de la propriété intellectuelle qui compte déjà 10 millards de dollars de ventes. 
     
  • 600 000 dollars dans element^n, l’entreprise derrière Apstrata, une plateforme backend-as-a-service (BaaS) qui a notamment permis la création du tout récent app store pour l’opérateur téléphonique libanais touch.
  • 500 000 dollars en série A dans Lamsa, une plateforme offrant du contenu ludique en arabe pour les enfants.
     
  • un montant non dévoilé dans Instabug, l’application égyptienne permettant de remonter des bugs ayant lieu sur des applis mobiles.
     
  • un montant non dévoilé dans  Bnooki, une plateforme de comparaison de prix pour les produits et services financiers. 

Le fond basé à Beyrouth a, d’autre part, annoncé l’entrée de Louis Lebbos d’Astrolabs dans son conseil en tant que Venture Partner and Portfolio Manager, et a ouvert un bureau à Dubaï et dans la Silicon Valley.

« Nous espérons commencer à investir dès avril », a annoncé Walid Hanna sur la scène d’Arabnet. Il a aussi dévoilé que MEVP a noué des partenariats avec 15 co-investisseurs (dont Wamda Capital), la plupart venant des pays du Golfe.

Si d’autres banques suivent la marche et profite des 400 millions de dollars que la Banque du Liban aurait mis à leur disposition, les banques ne risquent-elles pas d’être confronté à un manque de startups sur  le marché libanais ? 

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