3 bonnes raisons de lancer une startup en Algérie

A l’instar de la dynamique que connaissent le Maroc et la Tunisie, l’Algérie recense de plus en plus d’entrepreneurs, jeunes et moins jeunes. On pourrait écrire des pages entières sur les difficultés qui se dressent devant tout entrepreneur en Algérie, nous avons choisi de recenser les bonnes raisons de se lancer en Algérie.

Un marché jeune avec un fort potentiel de croissance

Avant toute chose, il faut noter l’environnement économique plutôt favorable puisque marqué en 2013 par une croissance de 3,05% et un PIB par habitant de 5 583 USD en augmentation constante de 3% par an. Cet environnement non mature est particulièrement propice à la création d’entreprise,  ’autant qu’il est encore dépourvu de monopole (et même d’oligopole).

La demande est particulièrement forte dans les télécommunications. Les grandes marques de téléphonie mobiles ont ainsi vu leurs ventes augmenter de 22 à 35%, selon les opérateurs, entre 2012 et 2013, du fait d’une attirance des Algériens pour les nouvelles technologies et d’un boom du pouvoir d’achat. Les consommateurs algériens découvrent les nouvelles technologies et en redemandent, notamment depuis la généralisation de l’accès à internet, l’arrivée de la 3G, et le démarrage de l’e-paiement.

Un gouvernement décidé à aider le privé

Autre avantage à noter : la volonté du gouvernement de diversifier l’économie hors du secteur de l’hydrocarbure et de promouvoir l’entreprenariat.

Le gouvernement a ainsi concédé de nouvelles mesures ces dernières années afin de stimuler l'activité du secteur privé, qui restait jusque là dérisoire par rapport au rôle dominant joué par les grandes entreprises publiques. Jusqu’à présent, un des obstacles à l’investissement local et privé était l’absence de stabilité. L’état a donc ratifié différentes conventions internationales pour assurer la protection des investissements, la garantie du transfert de capital investi et des revenus et de protection contre la réquisition administrative.

D’autre part, le gouvernement a créé de nombreux programmes d’accompagnement et de financements à destination des jeunes entreprises. On peut citer :

-       l’ANSEJ (Agence Nationale de Soutien pour l’Emploi des Jeunes), qui finance des projets de création et d’extension en accordant des prêts non rémunérés et en prenant en charge une partie des intérêts bancaires des prêts contractés auprès de banques privées pour des sommes allant jusqu’à 10 millions de dinars.

-       l’ANDI (Agence Nationale de développement de l’investissement), qui encourage l’investissement en Algérie en proposant des avantages fiscaux aux investisseurs tels que la garantie de transfert de revenu de bénéfices et de dividendes, la franchise de TVA, ainsi que l’exonération de l’Impôt sur le Bénéfice des Sociétés (l’IBS) et de la Taxe sur le Chiffre d’Affaires (TCA)

-       l’ANGEM (Agence Nationale de Gestion du Micro-Crédit), qui propose le financement de petits projets (coût inférieur à 1 million de dinars, soit 13 000 dollars) portés par des femmes inactives et des citoyens dont les revenus sont instables ou irréguliers.

Un environnement socio-culturel favorable

Lorsqu’on évoque l’environnement, on se doit de parler de l’aspect socio-culturel. Dans une société constituée à 70% de jeunes, et où le taux du chômage reste élevé (9,9% en 2013), les entrepreneurs qui arrivent à créer des emplois bénéficient d’une forte côte de popularité, et du respect de leurs concitoyens. Autre raison de cette reconnaissance : offrir des « produit local ». Alors que l’importation de produits manufacturés « étrangers » constitue plus de 75% des importations algériennes, tout produit local de bonne qualité peut être rapidement plébiscité par le public et par la presse.

Les entrepreneurs peuvent profiter, de plus, de l’expertise des pays voisins, qui présentent les mêmes spécificités socioculturelles. Beaucoup d’entrepreneurs algériens n’hésitent pas à s’inspirer  des expériences des voisins pour améliorer leurs produits et éviter de commettre les mêmes erreurs, réduisant ainsi les probabilités d’échec et diminuant la distance vers la performance et la rentabilité.

En conclusion, même si beaucoup de difficultés persistent, l’horizon de l’entreprenariat algérien n’est pas tout à fait noir et laisse beaucoup de marges pour l’optimisme et la persévérance.

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