Les Marocains de Provok Development veulent concurrencer Apple et Samsung grâce au crowdfunding

L’entreprise marocaine Provok Developments n’y va pas par quatre chemin : elle veut concurrencer Apple et Samsung en produisant la première tablette qui allie un projecteur et un clavier laser (oui, il s’agit bien de taper sur un clavier imaginaire projeté sur une table).

L’entreprise qui a déjà développé un premier prototype prouvant la faisabilité technique, travaille maintenant à une levée de fonds pour passer au prototypage final afin de lancer la production.

Pour cela, le fondateur a choisi le financement participatif afin de bénéficier du combo levée de fonds + retour utilisateurs + médiatisation. Le groupe tentera de lever 3 millions de dollars dont une grosse partie sur Indiegogo, auprès d’un public majoritairement américain. Conscient du travail que nécessite une campagne si ambitieuse, l’équipe prend son temps pour bien préparer le terrain. Il faudra attendre fin juin/début juillet pour participer à la campagne. Entre temps, l’équipe travaille à produire les vidéos de présentation (voir ci-dessous), à analyser les échecs et les succès d'autres campagnes Indigogo, et à faire parler du produit pour construire une image de marque. 

Fort de son étude de marché, Youssef Taleb, fondateur de Provok Developments, est persudé qu’une bonne campagne dure un mois, mais qu’un seul mois ne suffit pas pour obtenir une bonne couverture presse internationale. Il souhaite donc commencer son travail de relation presse en amont pour que le nom et le produit soit connu avant le lancement de la campagne. Provok a déjà bien fait parler d’elle au Maroc, et s’attaque maintenant à la France et aux Etats-Unis, grâce au travail de son agence de relations presse.

Lancer une produit international quand on est basé dans un pays arabe est toujours un défi, mais « ça ne veut pas dire que c’est impossible » insiste Youssef Taleb.

Pour mettre toutes les chances de son côté, le jeune étudiant londonien, qui du haut de ses 22 ans a déjà essayé de lancer deux entreprises, a choisi de monter une équipe internationale. Il s’est entouré d’un designer anglais – qui a déjà travaillé sur une campagne Indiegogo -  et d’un designer français, tous deux basés à Londres. Il a cependant tenu à immatriculer son entreprise et à baser le siège à Casablanca. « Pour moi, c’est important que ce soit une société marocaine, explique t’il, j’aimerais que ce projet, s’il réussi, bénéfice au Maroc. » L’étudiant a donc pris un semestre de congé pour retourner à Casablanca et monter son entreprise.

Lui qui a pu voir de lui-même que de nombreux professionnels, notamment les industriels avec qui il commence à discuter en Chine, ne traitent pas de la même manière un Marocain qu'un Américain, espère que cette équipe internationale permettra de changer un peu cela. 

Si tout se passe bien, la tabelle devrait voir le jour en décembre.


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