Algiers Youth To Business Forum exhorte les jeunes à entreprendre en Algérie

Cette semaine s'est tenu le forum Algiers Youth to Business, à l'initiative de AIESEC Babez, au Théâtre National Algérien, en plein cœur d’Alger. Cette rencontre a été caractérisée par la participation de nombreux jeunes aux profils hétéroclites, aussi bien étudiants que professionnels de l'Art, des nouvelles technologies ou encore de la médecine, tous réunis par un intérêt commun : l'entrepreneuriat.

Cet évènement visait à rassembler les jeunes algériens autours de personnalités connues de la sphère locale des affaires afin de débattre des perspectives d'entreprenariat à travers des ateliers et des conférences.

Parmi ces grandes figures étaient présentes : Slim Othmani, PDG de l'entreprise cotée en Bourse NCA Rouiba, Toufik Lerari,  PDG de l’agence de communication française Tequila Rapido et de l'agence de conseil en communication digitale algérienne Allégorie, organisatrice de Fikra Conférence, Hind Benmiloud, directrice d'un cabinet d'avocats et spécialiste de la propriété intellectuelle ou encore Faiçal Azouaou, professeur à l'Ecole supérieure d'informatique et grand défenseur des initiatives entrepreneuriales estudiantines.

Après une matinée de conférences et workshops, les speakers ont pris la parole.

Slim Othmani a ainsi évoqué la nécessaire implication de toutes les parties prenantes pour le développement d'une vraie culture entrepreneuriale. Selon lui, cet accomplissement ne pourra être réalisé sans la participation complète du gouvernement et de l’armée. Et de rappeler le rôle qu’a joué le gouvernement et l’armée américaine dans le développement de la Silicon Valley : « ces garages, où chaque histoire de startup commence, ont été bâtis sur des porte-avions ».  

Faiçal Azouaou a choisi d'aborder le phénomène de fuite des cerveaux et de l'exode de l'élite, qui touche notamment les jeunes. « Nous savons que la situation est difficile, mais les opportunités sont là aussi. Restez et donnez le meilleur de vous mêmes, a continué Slim Othmani. Il faut savoir donner et non dire qu'on ne reçoit pas ».

M. Othmani a également pointé du doigt, avec regret, le manque d'intérêt qu'affichent les entreprises algériennes à l'égard des initiatives entrepreneuriales, un manquement à leur rôle social, à leur responsabilité vis-à-vis de l'environnement dans lequel elles évoluent, estime t’il. A cet égard, il appelle les entreprises algériennes à soutenir plus d’initiatives comme Algiers Y2B, à l’instar de ce que font déjà certaines multinationales installées en Algérie. 

Enfin, les speakers ont souligné l'importance de connaitre le terrain dans lequel les jeunes entrepreneurs comptent évoluer pour pouvoir y identifier les opportunités. Ils ont aussi rappelé, la nécessité de savoir comment apprivoiser ses peurs et se connaitre soi-même, et enfin d'apprécier et de tirer plaisir de son travail. 

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