La Banque Mondiale s'intéresse à la diaspora libanaise et tunisienne - Participez au sondage

Dans le cadre d’un nouveau projet, Integrating the Middle East and North Africa (i-MENA), visant à améliorer l’intégration de la région MENA au sein de l’économie mondiale, la banque mondiale cherche à déterminer comme les connaissances de la diaspora libanaise et tunisiennes pourrait bénéficier à la croissance de leurs pays d’origine.

Les diasporas et leurs réseaux à l’étranger sont particulièrement importants de par leurs connaissances sur les opportunités commerciales et d’investissement ainsi que leurs expertises techniques et scientifiques. Les membres de la  diaspora peuvent contribuer au développement de leur pays de multiple façons : en envoyant de l’argent, en investissant, en s’engageant dans des œuvres caritatives ou dans la politique, ou encore et surtout en transférant leurs connaissances. Beaucoup de pays, comme l’Inde, le Chili et l’Irlande, ont du développer certains secteurs grâce à l’engagement fort de leur diaspora.

Les membres de la diaspora libanaise et tunisienne hautement qualifiés sont relativement peu nombreux comparé à celles de pays comme l’Inde, la Chine ou les Philippines. Selon l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economique, il y a, respectivement, 151 000 et 94 000 Libanais et Tunisiens hautement qualifiés dans les pays de l’OCDE. Néanmoins, la diaspora libanaise hautement qualifiée se démarque car elle représente 3,41% de la population hautement qualifiée du pays (comparé aux 4,95% de l’Irlande) ; ce ratio s’élève à 0,87% pour la Tunisie.

Malgré la petite taille du pays et son histoire trouble, la diaspora libanaise, dispersée aux quatre coin du monde, a attiré beaucoup d’attention, donné lieu à de nombreux débats quant à son rôle et son potentiel et  donné à beaucoup de Libanais de quoi être fiers. L’homme le plus riche du monde de 2010 à 2013, Carlos Slim, est un Mexicain d’origines libanaises. Un autre Carlos, président du conseil et PDG de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, est un Brésilien Libanais. C’est encore un Libanais, Charles Elachi, directeur du Jet Propulsion Laboratory (JPL) et vice-président du California Institute of Technology (CalTech), qui été en charge de l’atterrissage du rover d'exploration de Mars Spirit de la NASA. La diaspora tunisienne a aussi une présence impressionnante, surtout en Europe.

 

Malgré la longue liste d’entrepreneurs, ingénieurs et scientifiques d’origines tunisiennes et libanaises, les recherches sur leur impact et leur contribution à l’économie de leur pays sont encore anecdotique et peu fiables. Ce projet cherche à remplir ce vide et a mettre ne lumière la contribution de la diaspora et son rôle.

Pour ce projet, la banque mondiale s’intéresse particulièrement au transfert de connaissances et de compétences des immigrants libanais et tunisiens et de ceux qui rentrent au pays. Quelles sont les contributions directes et indirectes de la diaspora et des rapatriés sur leur pays observées? Quel est l’impact de leur engagement à travers leur collaboration et rapatriement ? Quels sont leurs perceptions et expériences lorsqu’ils collaborent avec leur pays d’origine ou rentrent pour travailler ou monter une entreprise ?

Enfin, ce projet de recherche cherche à identifier les conditions nécessaires à la contribution et l’engagement de la diaspora dans le processus de développement de leur pays d’origine. Ce projet recueillera les informations nécessaires grâce à deux activités :

La première est une série d’interviews qualitatives avec des personnalités de la diaspora libanaise aux Etats-Unis. Ceux-ci sont des personnes ayant un impact sur la prise de décision dans leur organisation (actionnaires majoritaires, cadres et senior managers), des entrepreneurs ayant réussi ou des investisseurs (en tant qu’individu ou membre d’un fonds d’investissement). Ceux-ci ont plus d’impact, de ressources et d’influence et possèdent des compétences utiles à ce genre de collaboration.

Certaines de ces interviews seront publiées sur Wamda, afin de mettre en lumière les contributions et les résultats de la diaspora Libanaise.

La seconde activité est un sondage en ligne à destination des rapatriés libanais et tunisiens. Le sondage va examiner les expériences, l’impact, et les perceptions des rapatriés libanais et tunisiens hautement qualifiés ou travaillant dans les technologies ou l’entrepreneuriat. Cette enquête est destinée aux membres de la diaspora libanaise et tunisienne qui sont rentrés dans leur pays d’origine et ont trouvé un emploi ou ont lancé leurs entreprises.

Si vous êtes Libanais, Tunisiens, ou d’origines libanaises ou tunisiennes, que vous avez travaillé ou étudié à l’étrange et êtes revenus dans votre pays d’origine, vous êtres invités à prendre part à cette enquête, et ce avant le 30 juillet. Votre participation et contribution permettra d’améliorer la compréhension de l’expérience des rapatriés libanais et tunisiens et de leur impact, et permettra d’imaginer des politiques et des initiatives pour faciliter le retour de la diaspora hautement qualifiés et d’améliorer leur impact de la contribution de ces derniers.

L’enquête est disponible en anglais et en français.

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