Beekast lève 2.7 millions d’euros pour accélérer sa croissance

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Malgré la remarquable avancée des nouvelles technologies de l'information et de la communication ces dernières années, certaines pratiques sont restées profondément ancrées dans les traditions. Aujourd’hui encore, longs monologues, difficultés à gérer la prise de parole, timidité, ennui et distractions sont les principales caractéristiques de la majorité des réunions,formations et séminaires.

Autant de désagréments qui érodent l’interactivité, la productivité, la communication et la collaboration lors de ces événements.

Selon Beekast, jeune pousse parisienne de la French Tech qui s'est attaquée à cette problématique, en moyenne 80% de l’auditoire fait autre chose sur son smartphone lors d'une présentation.

Une opportunité pour développer de nouvelles solutions autour de l'univers du mobile.

Fondée en 2014 par deux marocains, Said El Haddati et Yassine Chabli, en compagnie de leur associé français Quentin Georget, Beekast a l’ambition de transformer smartphones, tablettes et PCs en outils de productivité.

De g à d - Said El Haddati, Yassine Chabli et Quentin Georget, Cofondateurs de Beekast - Via Beekast
De g à d - Said El Haddati, Yassine Chabli et Quentin Georget, Cofondateurs de Beekast - Via Beekast

L’application web et mobile permet aux animateurs de disposer d’un panel d’outils interactifs pour préparer, animer et mesurer l’impact de leur présentation. Brainstormings, votes, sondages, classement de propositions, messagerie de groupe ou privée, statistiques, comptes rendus automatiques, fonctionnalités de networking, tests de connaissance, partage sur les réseaux sociaux … plusieurs modules sont disponibles selon le besoin de l’animateur.

« Nous avons mis l'accent sur l'interactivité en temps réel […] et nous avons prêté une attention particulière à l’UX – expérience utilisateur- pour adapter l'application à tout public. Et point important, notre application est 100% personnalisable via un espace client ergonomique », explique Said El Haddati, Customer Happiness Officer.

Autant d’arguments qui ont rapidement convaincu plus de 300 clients à adopter leur solution, dont quelques noms prestigieux tels que Google, Microsoft, EY, DHL ou Johnson-Johnson. Pour rentabiliser ses efforts, la startup facture son service selon le nombre de participants, gratuitement pour les événements de moins de 30 personnes, et en version payante au-delà.

Une première levée pour accélérer la croissance

Avant d’entamer sa première levée de fonds, Beekast avait déjà eu la confiance de la BPI et de Scientipôle, en bénéficiant d’une subvention de leur part. La startup a aussi bénéficié de l’accompagnement de quelques incubateurs, dont celui de Microsoft, Microsoft AcceleratorCe parcours a permis aux trois cofondateurs de mieux structurer leur business model et d’attirer l’intérêt des investisseurs.

Après un processus d’environ six mois, la jeune startup a bouclé un tour de table de 2,7 millions d’euros auprès d’iSource - société de capital-risque qui gère un fonds de 200 millions d’euros - et d’entrepreneurs-investisseurs appartenant aux réseaux Paris Business Angels et Val’Angels.

Pour Nicolas Boulay, associé chez iSource, le potentiel commercial de l’application est indéniable. « Beekast apporte une solution intuitive pour la bonne tenue des réunions. […] c’est un outil d’efficacité qui va devenir indispensable pour tous. Nous sommes enthousiastes d’accompagner la dynamique équipe de Beekast aux côtés de nos réseaux […], qui s’avèrent les premiers ambassadeurs commerciaux de la solution ! », argumente-t-il. Avec cette levée, la jeune équipe se donne les moyens de ses ambitions.« […] Soutenir notre développement en France et à l’international pour devenir la première référence sur le marché des solutions collaboratives » indique Yassine Chabli, CEO.

Un marché plein de promesses

Selon les estimations de Beekast, le marché est évalué à 500 millions d’euros en France et à plus de 25 milliards d’euros dans le monde. La jeune pépite vise un chiffre d’affaire de 50 millions d’euros à l’horizon 2020, et compte en réaliser la moitié à l’international, un marché qui représente à ce jour moins de 10% du chiffre d’affaire global de la startup. Pour concrétiser ces objectifs, le passage par la case recrutement s’impose.

« 50 collaborateurs seront recrutés entre janvier 2017 et juin 2018. On renforcera l'équipe R&D et nous mettrons le paquet sur le ‘Customer Success’ et le marketing », explique à Wamda, Said El Haddati. « Notre but est d'avoir 100% de clients ambassadeurs ou au moins fans », conclue t-il avec enthousiasme.

Ces paroles illustrent le fameux credo du monde des startups : vitesse d’exécution. Car le succès de Beekast passe primordialement par sa faculté à acquérir et retenir très vite de nouveaux utilisateurs, pour se positionner dans un marché naissant où aucun leader incontesté n’a encore émergé.

Illustration- Via Beekast.png
L'illustration de la fonctionnalité "Mur de messages" - Via Beekastégende

Feature image via Maddyness.

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