Flat6Labs, un des 1ers accélérateurs de startups en Tunisie

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Premier accélérateur en Tunisie, Flat6Labs a signé ses partenariats l’été dernier à Tunis mais c’est depuis deux mois qu’il se rend de plus en plus visible après s’être lancé avec un appel à candidatures.

Présent dans quatre autres pays de la région, Flat6Labs est le premier accélérateur de startups en région Mena et il commence à s’implémenter en Tunisie avec le soutien de la société d’investissement Meninx Holding, le Tunisian American Enterprise Fund (TAEF) ainsi que la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT).

Après un roadshow à travers les régions du pays, le programme vient de clore ses appels à candidatures pour les startups. Avec un fond de 20 millions de dinars, l'accélérateur prévoit un programme sur dix cycles pendant 5 ans pour propulser les startups tunisiennes.

C’est le premier du genre en Tunisie où les startups bénéficient d’espace de co-working et d’incubation comme Cogite mais pas de programmes d'accélération excepté Conect mais qui est une organisation syndicale et patronale et n’offre pas les mêmes avantages. Flat6Labs, qui a élu son quartier général place Barcelone en plein coeur de Tunis avec l’espace de coworking Le15, offre 80 000 à 100 000 dinars tunisiens par startup en cash contre un equity de 10 à 15% dans l’entreprise.

« Nous avons reçu plus de 230 candidatures, il y aura 6 à 8 startups par cycle prises en charge par le programme. C’est vrai qu’en évaluant les besoins sur le terrain, les startuppers nous parlent plus d’argent que du reste, mais notre programme de 4 mois offre surtout un soutien réel sous forme d’encadrement, de mentorat, de support juridique et d’expansion à l’extérieur du pays grâce à notre réseau global » explique Yehia Houry, directeur de Flat6Labs en Tunisie.

Les acteurs de Flat6Lab se sont déplacés aussi dans les universités tunisiennes (Image via Flat6Lab)

Après une tournée en régions, Houry s’est rendu compte que les jeunes entreprises avaient des besoins différents. « Beaucoup d’entrepreneurs sont déçus par les programmes dans leurs villes et se plaignent de l’écart avec la capitale » témoigne Houry qui a assuré que même les personnes qui ne seraient pas choisies pour le programme bénéficieraient d’un feedback sur leur projet.

« Nous avons pu voir des profils très variés qui vont de l’industrie du textile jusqu’à la robotique en passant par l’agriculture et les jeux en ligne » affirme-t-il. Mais ensuite, la sélection doit répondre à plusieurs critères et rentrer dans les cases de l’innovation et des nouvelles technologies.

« On demande à ces jeunes entrepreneurs de nous montrer un prototype qui fonctionne. Il faut aussi qu’il y ait de l’intérêt de la part du marché. C’est-à-dire, soit ils ont fait quelques ventes de leur produit ou leur application a été téléchargée plusieurs fois » dit Houry.

L’autre atout de l’accélérateur est aussi d’offrir un investissement conséquent pour des startups qui trouvent souvent des difficultés à solliciter des investisseurs tunisiens ou étrangers. Flat6Labs fournit une somme de 200 000 à 600 000 dinars pour certaines des startups qui sortent de son programme. « Le mécanisme n’était pas là et j’espère que le Startup act (projet de loi en cours pour les startups) va ouvrir le chemin pour des améliorations au niveau de la législation. »

La Tunisie compte aujourd’hui près de 300 startups dont certaines comme Chifco ou Digitalmania sont devenues des success stories de référence pour les jeunes entrepreneurs tunisiens. Mais les difficultés de financement, d’accompagnement et d’ouverture à l’international restent encore des enjeux dans le débat entrepreneurial.

 

Feature Image via Flat6Lab

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